Il ne faudrait cependant pas croire que je sois devenue idiote. Je pense, je parle et je bouge exactement comme avant. Je n'ai jamais autant fréquenté la bibliothèque. Avec Marcelle, quand elle est d'humeur ou qu'elle a le temps, nous nous lançons dans de grandes conversations littéraires ou philosophiques. Et même si je commence toujours toutes mes phrases par "ben", je n'ai pas l'impression d'être moins cohérente ou de délirer.
Ou alors personne n'ose me le dire...
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